
![]() A ne pas manquer ! |
L'alimentation de la future maman

Au cours de la grossesse, la femme enceinte va dépenser beaucoup d'énergie pour assurer le développement du foetus et du placenta, ainsi que l'augmentation de la masse sanguine circulante.
La prise de poids moyenne est d'environ 12,5 kilos, lesquels sont composés pour 70% par les nouveaux tissus (foetus, placenta, liquide amniotique) et l'augmentation de la masse de l'utérus, des seins, du volume sanguin,
et pour 30% de réserves graisseuses se constituant surtout au 3ème trimestre.
Si la future maman était très mince avant la grossesse, elle prendra probablement davantage de poids car ses réserves étaient insuffisantes au départ. En revanche, si elle était en surpoids,
il est souhaitable qu'elle surveille et limite sa prise de poids car l'obésité augmente les risques d'hypertension et de diabète gestationnel.
Pour la plupart des femmes, les kilos pris pendant la grossesse sont reperdus dans les mois qui suivent l'accouchement. La perspective de prendre ces kilos indispensables ne doit pas effrayer la future maman, mais, à l'inverse,
elle ne doit pas non plus s'autoriser à grossir plus que nécessaire sous prétexte que la grossesse est une période où il est normal de prendre du poids et... de se faire plaisir !
On rappellera que la formation des réserves graisseuses a pour but de pourvoir aux besoins énergétiques au cours de la grossesse et de l'allaitement, c'est pourquoi l'allaitement maternel aide
à perdre du poids. De plus, l'allaitement stimule le catabolisme des graisses même lorsque l'apport énergétique est augmenté. Certains scientifiques affirment que l'allaitement serait la seule
façon de perdre sa "culotte de cheval", zone graisseuse particulièrement rebelle aux régimes qui
semble conçue spécifiquement pour permettre l'allaitement maternel.
Enfin, pour les femmes qui ne perdent pas spontanément les kilos pris pendant la grossesse, il va de soi qu'un régime hypoénergétique
équilibré associé à une activité physique suffisante et régulière est la meilleure façon de retrouver la ligne.
| Les besoins nutritionnels de base |
Manger pour deux = manger deux fois plus ou manger deux fois mieux ?
Pendant le premier trimestre, il est inutile de manger davantage : on veillera simplement à manger équilibré, en prenant soin de manger suffisamment de produits laitiers (4 portions par jour : par exemple, 1 le matin, 1 le midi, 1 au goûter et 1 le soir) afin d'assurer un apport en calcium adéquat, lequel sera complété par les autres aliments de la ration,
et suffisamment d'aliments riches en protéines, dont au moins la moitié d'origine animale car ces dernières contiennent tous les acides aminés essentiels ; en outre, les aliments d'origine animale sont les meilleures sources de fer et quasiment les seules sources de vitamine B12 (les algues et la levure-aliment en contiennent aussi).
Au cours du 1er trimestre, la ration énergétique moyenne conseillée reste donc de 2000 kcal par jour, chiffre identique à celui conseillé pour la majorité des femmes (qui ne sont pas enceintes) en France.
Par la suite, l'apport énergétique quotidien sera augmenté pour répondre aux besoins énergétiques supplémentaires liés à la gestation :
Les besoins protidiques
Un apport de 10 à 20 g de protéines supplémentaires est conseillé tout au long de la grossesse, ce qui correspond à un total journalier de 70 à 80 grammes de protéines.
Dans l'ensemble, les besoins protéiques sont couverts par l'alimentation habituelle. Toutefois, chez certaines femmes, il convient d'être vigilant à ce titre, en particulier dans les milieux défavorisés et chez
celles qui ont une conduite alimentaire prédisposant à des apports protéiques insuffisants (jeûne, végétarisme, végétalisme, régime amaigrissant, anorexie...).
En pratique, on consommera des viandes maigres, du poisson, des oeufs, des laitages partiellement écrémés, pour ce qui est des sources d'origine animale.
Les céréales, le pain, les légumes secs et, dans une moindre mesure, les légumes verts et les fruits, complèteront cet apport.
Remarquons au passage le double intérêt que présentent les laitages, qui apportent à la fois du calcium et des protéines de bonne qualité.
| Aliments | Quantité de protéines en g | Sources |
| 120 g de viande ou poisson 300 ml de lait 60 g de fromage 1 yaourt 1 oeuf 150 g de pain 220 g de féculents 300 g de légumes verts 300 g de fruits |
23 10,5 15 3,5 6,5 10,5 6,5 4,5 1,5 |
| | | protéines | d'origine animale |_______________ | | protéines | d'origine végétale | |
Les besoins glucidiques
Le glucose représente la source d'energie essentielle du foetus. Au cours de la grossesse, le métabolisme glucidique est modifié : pendant les deux premiers trimestre, la future maman va avoir une production d'insuline accrue (hyperinsulinisme) afin de favoriser la constitution des réserves graisseuses. En revanche, au troisième trimestre apparaît une
insulinorésistance permettant de rendre disponible le glucose pour le foetus, au moment où il en a le plus besoin. Pendant cette période, la femme enceinte va puiser son énergie dans ses réserves graisseuses.
L'apport glucidique sera peu augmenté. De 250 à 275 g par jour en début de grossesse, il pourra atteindre un maximum de 350 g par jour en fin de grossesse.
C'est bien sûr avant tout les féculents, le pain, mais aussi les fruits et légumes qui vont contribuer à cette augmentation progressive. Il est tout à fait déconseillé
d'augmenter la quantité d'aliments riches en sucres "rapides", tels que le sucre de table (saccharose), les bonbons, le miel, la confiture, les desserts et boissons sucrés. En effet, non seulement cela
risque d'entraîner une prise de poids excessive mais de plus, une surconsommation de ces produits provoque une hyperglycémie maternelle et foetale
: une bonne répartition de l'apport glucidique sur la journée est donc, dans tous les cas, vivement recommandée notamment par la présence à chaque repas de féculents (pommes de terre, pâtes, riz, etc., lesquels seront pris en quantité contrôlée si la future maman est en surpoids mais ne seront en aucun cas supprimés),
mais aussi par la présence d'aliments riches en fibres alimentaires végétales (céréales complètes sans excès car l'acide phytique qu'elles contiennent gêne l'absorption du calcium, et surtout légumes et fruits), également à chaque repas. En effet, les fibres ralentissent l'absorption intestinale des sucres, modérant ainsi les
fluctuations de la glycémie. De plus, elles permettent de lutter efficacement contre la constipation.
L'intérêt d'un petit déjeuner glucidique doit être rappelé : en effet, le jeûne est mal supporté pendant la grossesse. Le simple fait de sauter le petit déjeuner lorsqu'on est enceinte
entraîne des perturbations métaboliques (hypoglycémie, augmentation des corps cétoniques et des acides gras libres circulants) identiques à celles observables après un jeûne d'une semaine chez une femme non enceinte !
On voit donc l'importance de ne pas prolonger le jeûne nocturne, en prenant un petit déjeuner qui comportera 40 à 50 g d'amidon, soit 80 g de pain ou 6 biscottes ou 60 g de céréales, sans oublier pour autant les autres aliments qui participent à l'équilibre du petit déjeuner : boisson, laitage, fruit, matière grasse...
Les besoins lipidiques
Les lipides jouent un rôle important à de nombreux égards : intégrité de la peau et du système nerveux, fluidité des membranes cellulaires, synthèse hormonale, absorption des vitamines liposolubles,...
Etant indispensables au développement cérébral du foetus, ils ne doivent pas être négligés. Il n'est généralement pas utile d'augmenter l'apport lipidique, les habitudes alimentaires françaises étant plutôt au-dessus des apports souhaitables en lipides, sauf chez certaines femmes soumises à un régime amaigrissant.
On évitera ainsi, là encore, une prise de poids excessive et l'aggravation
des troubles du métabolisme lipidique (hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie), physiologiques en fin de grossesse. La future maman veillera à diversifier ses
sources alimentaires de lipides (origine animale et végétale), en s'abstenant de consommer trop de produits riches en lipides "cachés" comme la charcuterie, les viandes grasses, le chocolat, etc.
Les poissons gras seront les bienvenus dans l'alimentation de la future maman car ils sont une source d'acide docosahexaénoïque (DHA), favorable au bon développement foetal.
Les besoins en vitamines
Une alimentation suffisante, diversifiée et équilibrée suffira à couvrir les besoins en vitamines, qui sont accrus dans leur ensemble au cours de la gestation.
On portera une attention spécifique à l'acide folique (vitamine B9) dont les besoins sont particulièrement augmentés au cours de la gestation et dont
la carence est à l'origine de malformations foetales, de retard de croissance intra-utérine et de prématurité, les folates étant en effet indispensables à la synthèse nucléique.
Une consommation quotidienne de crudités (légumes verts, salades vertes, fruits...) est essentielle à cet égard.
Les fromages fermentés, le foie, le jaune d'oeuf, les légumes secs, les céréales complètes ainsi que les graines oléagineuses en sont
également de bonnes sources.
Une autre vitamine peut poser problème : il s'agit de la vitamine D dont les besoins sont très augmentés lors du troisième trimestre, surtout pendant l'hiver et au début du printemps, même dans les
zones ensoleillées. Une supplémentation systématique en vitamine D est donc indiquée pendant la grossesse.
Les besoins en minéraux
Là aussi, une nourriture variée et suffisante permet de couvrir la plupart des besoins en minéraux. Certains minéraux sont toutefois à surveiller car
on observe de fréquentes déficiences :
le fer, dont les besoins passent de 16 mg par jour à 25 mg par jour, et davantage en cas de grossesses multiples ou rapprochées, d'anémie, de grossesse chez l'adolescente ou chez la femme évoluant dans un milieu défavorisé, ainsi qu'en cas de régime végétarien ou végétalien. Dans ces derniers cas, une supplémentation en fer sera mise en oeuvre.
Soulignons le fait que la majorité des femmes en âge de procréer a des réserves de fer faibles ou inexistantes et que 10 à 30% des femmes enceintes sont anémiées... Or l'anémie ferriprive augmente les risques d'hypotrophie foetale et de prématurité et est un facteur de risque pour la mère en cas d'hémorragie importante lors de la délivrance.
Il n'est pas inutile de rappeler que le fer est mieux absorbé lorsqu'on consomme, au même repas, un aliment riche en vitamine C comme les agrumes ou le kiwi (qui est d'ailleurs également riche en fer !).
| Aliments | Quantité de fer en mg |
|
150 g de viande ou de poisson ou 100 g de foie de boeuf 500 ml de lait demi-écrémé 60 g de fromage 2 oeufs 100 g de pain blanc 50 g de pain complet 220 g de féculents 500 g de légumes verts 300 g de fruits frais (en moyenne) ou 1/2 kiwi ! 30 g de pruneaux, raisins secs ou figues sèches 10 g de chocolat au lait 20 g d'amandes, noix, noisettes, etc. |
7,5 0,5 1,8 2,8 1 1,1 1,4 5 1,8 0,9 0,4 0,6 |
et le calcium, dont les besoins passent de 900 mg par jour à plus de 1000 mg par jour.
Outre le rôle évident qu'il joue dans la minéralisation osseuse, le calcium prend part également à la prévention
de l'hypertension artérielle gravidique, surtout chez l'adolescente et chez la femme dont les apports calciques spontanés sont
habituellement faibles. Par ailleurs, la richesse de l'alimentation en calcium au cours de la grossesse
est corrélée à la concentration calcique du lait maternel. Enfin, il semble qu'un apport en calcium suffisant permette de réduire
les risques de dépression du post-partum (le "baby blues"). En pratique, une ration de 500 ml de lait + 30 g d'emmental + 2 yaourts, apporte 1200 mg de calcium. Les fruits et légumes,
les féculents et l'eau de boisson complètent cet apport.
En ce qui concerne le sodium, il est inutile, voire dangereux, de suivre un régime sans sel au cours de la grossesse, sauf cas particulier en relation avec une pathologie.
En revanche, la future maman évitera d'abuser des aliments très riches en sel et s'efforcera de ne pas resaler les aliments à table, pour éviter d'accroître la rétention d'eau qui est un phénomène normal
durant la gestation mais qui peut être gênant, surtout les derniers mois, où l'on se sent déjà assez lourde et gonflée comme ça !
| Les désagréments qui peuvent survenir au cours de la grossesse |
Vous faire plaisir, une ou deux fois dans la semaine, sans vous livrer à des agapes pantagrueliques ne perturbera pas le bon déroulement de votre grossesse. En revanche, si ces envies sont
déraisonnables en qualité et/ou en quantité et surviennent plusieurs fois par jour, elles risquent d'entraîner une prise de poids excessive et de vous couper l'appétit au moment
des repas principaux, ce qui est la porte ouverte au déséquilibre alimentaire donc à la survenue de carences. Pour limiter la fréquence et l'intensité de ces envies, il est bon de prévoir une collation plutôt que d'attendre d'avoir très faim et de "craquer" sur n'importe quel aliment tentateur !
Une collation équilibrée sera la bienvenue pour maintenir stable votre glycémie : fruit, pain ou céréales et laitage forment par exemple un excellent trio, riche en fibres et source de sucres lents.
Comme le dit à juste titre la sagesse populaire, "le sucre appelle le sucre". Effectivement, lorsqu'on consomme des sucreries, après une sensation éphémère d'énergie et de bien-être, la glycémie chute rapidement et l'on a de nouveau
besoin de sucre... Pour éviter d'entretenir ce cercle vicieux, il est donc conseillé de s'abstenir de consommer des aliments riches en "sucres rapides", surtout pris isolément, c'est-à-dire en dehors des repas.
Pensez aussi à boire entre les repas, de l'eau bien sûr, mais aussi des infusions (et du café et thé légers, avec modération), si vous n'appréciez pas l'eau plate.
| Quelques précautions à prendre |
La toxoplasmose est une maladie transmise par un parasite, Toxoplasma gondii, dont le chat est un hôte privilégié,
parasite qui peut contaminer la terre, l'eau, les légumes et les herbivores. L'homme peut être infecté par contact direct avec les chats, mais
aussi en mangeant une viande mal cuite ou des crudités mal lavées. La toxoplasmose, lorsqu'on la contracte au cours de la grossesse,
a des conséquences graves sur le foetus (mort de celui-ci in utero, avortement, lésions neurologiques, cécité). Les risques les plus importants
pour le foetus sont entre la 10ème et la 24ème semaine d'aménorrhée. En début de grossesse, un test sérologique permet de savoir si
l'on est immunisée ou non. 30 à 40% des femmes enceintes ne sont pas immunisées et doivent donc prendre quelques mesures
de précaution :
La listériose est due à une bactérie, Listeria monocytogenes, présente dans la terre, dans l'eau et sur les végétaux. Cette bactérie survit très bien au froid et se multipliera
dans votre réfrigérateur s'il n'est pas nettoyé régulièrement (deux fois par mois, en désinfectant ensuite avec de l'eau de javel et en rinçant). L'homme attrape la listériose
en mangeant un aliment contaminé. La listériose est une maladie grave pendant la grossesse,
généralement bénigne pour la mère, mais pouvant provoquer un avortement, un accouchement prématuré ou contaminer l'enfant in utero ou lors de l'accouchement, entraînant sa mort dans les jours qui suivent.
Les mesures préventives sont les suivantes :
L'alcool et le tabac sont fortement déconseillés pendant la grossesse : ils risquent en effet de perturber le bon développement de l'enfant.
Même en quantité modérée, la consommation d'alcool et le tabagisme favorisent
la prématurité et l'hypotrophie. Cet effet semble lié à la quantité consommée et, en ce qui concerne l'alcool,
augmente significativement dès deux verres de vin par jour.
L'alcool, qui est un toxique, traverse la barrière placentaire où il altère en outre les systèmes enzymatiques
de la croissance foetale. Le tabac, pour sa part, entrave l'absorption de l'acide folique (vitamine B9), des vitamines B12 et C et du zinc, à un moment où ces nutriments sont très importants.
Il est donc recommandé de s'abstenir de consommer de l'alcool, ou de n'en consommer que de manière très occasionnelle et en faible quantité (1 verre de vin par jour) et de s'abstenir de fumer pendant la grossesse (et continuer sur sa lancée par la suite).
Le café et le thé, du fait qu'ils contiennent de la caféine, ne doivent pas être pris en trop grande quantité (ne pas dépasser six tasses par jour semble sage).
La femme enceinte étant d'ailleurs davantage sensible à l'effet de la caféine sur le sommeil et le rythme cardiaque, elle réduit généralement d'elle-même sa consommation.
Pour les inconditionnelles du café ou du thé, il est donc prudent de les préparer légers, c'est-à-dire bien dilués et, pour le thé, infusé longuement
| Les cas particuliers |
Il importe de rappeler que l'obésité débute souvent, chez la femme, au cours de la grossesse : la prise de poids est excessive et le surpoids persiste après l'accouchement. C'est pourquoi le poids de la femme enceinte doit être contrôlé afin de "redresser le tir" grâce à des conseils diététiques si la prise de poids est trop importante.
Par ailleurs, lorsque la gestante est déjà obèse au moment où débute la grossesse, il existe certains risques pour la mère et pour l'enfant, qui expliquent que l'on porte à ce problème une attention particulière.
Si la future maman n'a que quelques kilos de trop au début de la grossesse, il lui suffira d'être
vigilante et de suivre les conseils qui précèdent pour limiter la prise de poids au cours de la
grossesse. Les conseils du médecin, de l'obstétricien ou du diététicien seront utiles pour bien
comprendre et appliquer les principes diététiques à respecter.
En effet, cette période n'est pas la plus propice pour démarrer un régime amaigrissant : mieux vaut attendre que bébé soit là ou la fin de l'allaitement, le cas échéant.
Néanmoins, si le surpoids est important, il peut être nécessaire pour la future maman de suivre un régime. Ce régime ne sera jamais auto-prescrit afin d'éviter les erreurs alimentaires préjudiciables à la santé de la mère comme de l'enfant. Si vous êtes concernée, votre médecin et, éventuellement un(e) diététicien(ne) doivent être consultés avant d'entreprendre tout régime.
C'est avant la grossesse qu'il est recommandé pour la femme qui désire concevoir un enfant de suivre un régime amaigrissant.
Ne commencez jamais un régime de vous-même lorsque vous êtes enceinte.
Si la femme enceinte était déjà diabétique insulino-dépendante avant la grossesse, il est toujours souhaitable que la grossesse ait été programmée, afin qu'elle intervienne à un moment où la glycémie
est bien équilibrée et qu'aient été traitées avant la grossesse certaines complications du diabète
telles que rétinopathie ou néphropathie si elles existent.
On notera que les hypoglycémies sont fréquentes au cours du 1er trimestre et que les besoins en insuline augmentent dès la 17ème semaine d'aménorrhée. Ils diminueront brutalement d'environ 50% après l'accouchement pour revenir dans les deux jours qui suivent la délivrance aux besoins en insuline qui existaient avant le début de la grossesse.
Si la femme enceinte était diabétique non insulino-dépendante avant la grossesse, il est indispensable d'instaurer une insulinothérapie afin d'obtenir le meilleur équilibre
glycémique possible. Il est donc souhaitable que la grossesse ait été prévue, afin que la future maman ait le temps d'être informée des modalités du traitement par l'insuline et des auto-contrôles de la glycémie, auxquels elle n'est pas habituée.
Les règles diététiques importantes à respecter sont les mêmes que dans le cadre du diabète insulino-dépendant. Si la future maman est obèse, elle devra contrôler particulièrement son alimentation afin de ne pas prendre
davantage de poids, surtout compte tenu de l'effet lipogénétique (= favorise la fabrication des réserves graisseuses) de l'insuline .
Après la naissance de bébé, l'insulinothérapie est interrompue et on reprend le traitement suivi avant la grossesse, à savoir traitement diététique associé si nécessaire aux
hypoglycémiants actifs par voie orale, sauf si la jeune maman allaite car les hypoglycémiants
actifs par voie orale sont une contre-indication à l'allaitement maternel.
.
Le diabète gestationnel est un diabète déclenché par la grossesse.
Il survient généralement à partir de la 24ème semaine d'aménorrhée si le terrain génétique y est favorable. Le plus souvent, ce diabète disparaît avec la cause qui l'a déclenché mais il peut aussi persister après l'accouchement.
Si un diabète apparaît dès le premier trimestre, il existait vraisemblablement déjà auparavant, mais n'était pas connu.
Tout diabète gestationnel étant à la fois récent et traité immédiatement, les complications sont moins importantes que dans le cadre d'un diabète évoluant depuis plusieurs années.
L'OMS préconise un dépistage systématique du diabète gestationnel à partir de la 26ème semaine d'aménorrhée, mais ce dépistage peut également être effectué plus tôt si la femme présente un terrain à risque (obésité, antécédents familiaux de diabète non insulinodépendant, glycosurie, enfants de poids élevé lors d'accouchements antérieurs) :
L'adolescente enceinte doit subvenir à la fois à ses besoins énergétiques qui sont d'autant plus élevés que sa croissance n'est pas
achevée, et à ceux liés au développement foetal. Ses réserves en fer sont souvent insuffisantes
et l'anémie est très fréquente chez l'adolescente enceinte : une supplémentation en fer est donc
recommandée, outre la supplémentation habituelle en vitamine D. De même, le risque de carence en acide
folique étant élevé chez la jeune fille enceinte, il est justifié de supplémenter également en folates
en plus d'une alimentation équilibrée incluant suffisamment de crudités.
En ce qui concerne l'apport calcique, il ne devra pas être inférieur à 1200 mg par jour de façon à
préserver le statut osseux de la jeune fille. Cet apport calcique sera assuré par la consommation de 4 portions de laitage par jour.
En outre, un apport calcique correct contribue à prévenir l'apparition de l'hypertension artérielle, plus élevée chez les adolescentes enceintes que chez les femmes enceintes plus âgées.
Enfin, pour limiter les risques d'hypotrophie foetale et de prématurité, il importe que la jeune fille prenne suffisamment de poids : la prise de poids
conseillée est d'environ 15 à 16 kilos, ce qui n'est pas toujours facile à accepter si l'adolescente attache beaucoup d'importance à sa silhouette. Il est capital que la jeune fille comprenne et
accepte la nécessité de cette prise de poids.
Parce qu'il existe de nombreuses variantes du régime végétarien, il importe de savoir précisément quels sont
les aliments exclus de l'alimentation de la femme enceinte pour être en mesure de corriger les carences éventuelles.
Dernière révision : avril 2002
|
Membre de Click-FR®, Réseau francophone Paie-Par-Click |
![]() |